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Découvrir Sainte Colombe

Histoire

De l'Ere Glaciaire à nos jours



Cette minuscule plaine alluvionnaire s'est formée à l’ère glaciaire, alors que les glaciers ont laissé leurs moraines dans les 10 km alentour. Le sillon Rhodanien s’installe et des peuples préhistoriens en profitent pour occuper peu à peu la place : quelques outils retrouvés dans les sols le prouvent.

 

Vers 800 ans avant notre ère, une tribu de Celtes Gaulois choisi cet endroit, petit confluent du Rhône et de la Gère. Ils créent une bourgade qui deviendra peu à peu « Bienna », capitale des Allobroges laquelle devint « Vienna » par déformation linguistique. Plusieurs fois ennemis entre eux, les Allobroges s’allièrent avec les Romains. Le peuple Gallo Romain développa cette bourgade et l’établit sur les deux rives.

 

Les riches propriétaires reliaient par bateaux leurs terres sur les deux rives : un pont en pierre fût construit. Ce pont, le plus beau de l’empire, dixit les historiens, restera ainsi durant 1700 ans. Ses 5 arches reposaient sur piles munies d’une subtile combinaison de berces et de fendants. Les crues successives générèrent de nombreuses réparations et la reconstruction, vers 1225, par Jean de Bernin (archevêque courte de Vienne). Les romains nommèrent la rive droite « Vienna Pulchera » = « La Riche ». (1)

 

A la décadence de l’Empire Romain, cette ville fût laissée aux « Burgondes » qui en firent la capitale de leur royaume. Avitus (évêque de Vienne) deviendra le conseiller de la Cour : il aurait été très influent dans le mariage de Clovis - roi des Francs et de  Clotilde – fille de sang royal. L’évêque devint Saint Avit et habitat une villa romaine sur les hauteurs de notre commune (2). Elle se nomme toujours « La Tournelle »

 

Les idées nouvelles fusent. Très tôt, Vienne possède une communauté chrétienne professant sa foi. En juillet 274, une princesse ibère désirant être instruite sur la vie de Jésus, est baptisée en prenant le nom de « Colombe » (3) sur la rive droite dans une villa d’un riche gallo romain. Elle recevra le martyr à Sens la même année. Sur cette rive droite, plusieurs couvents seront construits sur les terres de Grinius (monastère Griniens).

 

Au cours du VIIIème siècle, « les grandes dames » installèrent une communauté vouée au culte de la Vierge Colombe et selon la règle de Saint Benoît. La chapelle de l’énorme couvent de ces moniales deviendra progressivement l’Eglise paroissiale jusqu’à la Révolution Française avec pour vocable : Saint Marc, Saint Sylvestre et Sainte Colombe. La fête patronyme sera le 31 décembre. Sur les hauteurs du village, le couvent des Clarisses abrita des dames vouées à Saint Clair, sur le début de la Coline vers l’An 800.(4)

 

Grâce à Jean de Bernin, les moines des Cordeliers de Saint François s’installèrent en 1250 où furent logés les envoyés du Roi lors du Concile de Vienne (1311 – 1312) traitant de nombreuses réformes de l’Eglise et de la condamnation des Chevaliers du Temple. (5)

 

Accompagné de Enguerrant de Marigny (ministre des Finances) et de Guillaume de Nogaret (légiste et juge de la Cour), Philippe IV Le Bel règne sur notre territoire, avec ses fils (les rois Maudits) : Louis X – dit « le Hutin », Philippe V – dit « le Long » et Charles X – dit « le Bel ». Le Pape Clément V leur rendra visite : ils moururent sans postérité. Deux frères du roi lui succédèrent : Louis et Charles de Valois dont le fils deviendra roi et maître de Sainte Colombe.

 

Raymond de Lulle (un des beaux esprits de la Cour) instaura l’enseignement des langues dans les collèges de l’époque. Il héberge son ami Ubertin de Casale, médecin du roi, expert de la maladie dénommée « cancer » depuis les Grecs, qui rédigea l’un des tomes de son livre dans une salle du couvent des Cordeliers.

 

Le 18 mars 1335, notre bourg est rattaché au royaume par lettres de patente du roi Philippe VI de Valois. Cet acte représente la reconnaissance de l'autonomie de Sainte Colombe issue de la séparation avec la ville de Vienne. (6)

 

Il laissa une garnison commandée par Jean de la Garde, cadet de la Garde d’Ampuis. A la tête du pont, une forteresse avec donjon et vignerie est alors réalisée par l’architecte Jean de Bony sur une partie de la place publique, léguée par charte aux habitants par Jean de Bernin. Les remparts sont percés par deux portes - au nord « Givors » et au sud « Ampuis ». Tout fût achevé en 1349.

 

Durant deux siècles, les épidémies et les crues du « Rosne » rythment l’histoire locale. En 1562, en pleine guerre des religions, les édifices religieux sont ravagés par les protestants. L’église Saint Dominique (élevée au sud de la place publique) sert de refuge aux Cordeliers et aux Clarisses et est entourée du cimetière des « pauvres du Rhône » (hospice). Dans la rue où siégeait le bâtiment des sels –« le Salin », les Béguines dirigeaient aussi un hospice.

 

En 1567, Mathieu Pavy (chef Huguenot) brûle et pille tous les couvents. Des relevés chiffrés retrouvés attestent de l’énormité des turpitudes, vols, « mortreries » et démolitions. La peste décima toute la population des malades des Cordeliers découverts morts lors d’une visite en 1585. L’épidémie cessa : une souscription permit de construire une croix forgée par le maréchal ferrant Bouchu et élevée sur le puits au milieu de la place.

 

César Disimieux (gouverneur de Vienne) réside dans la maison forte des seigneurs Delatour au sud de la place et fait réparer les remparts et creuser une énorme fossé - dit « le Fousso ». Il ouvrit les portes de Sainte Colombe et de Vienne au roi Henri IV.

 

En 1642, dans la rue qui tend à Gier en partant de la place, les Visitendines de Sainte Marie achetèrent un Jeu de Paume, La maison du sieur Leroy (paulmier) (7), un jeu de quilles et un emplacement de tir à l’arc pour construire un 4ème couvent. A leur commande, en 1700, Mathieu Rozier (architecte) construit une énorme école-pension de jeune filles « de bonnes familles », un cloître avec puits et une chapelle, le long du chemin du Gier qui devint la rue Sainte Marie.

 En 1624, l’administration de Sainte Colombe achète un jardin, le long des remparts devant l’église Saint Marc pour remplacer l’ancien cimetière trop souvent dégradé par les crues violentes du Rhône. Ce nouveau cimetière (devenu la place de l’Egalité)  fût déplacé en 1831 à l’emplacement du cimetière actuel. Le pont Antique s’est écroulé au cours de crues monstrueuses. Etant jugé irréparable, une traille le remplaça.

 

Après avoir été représenté par des Consuls et syndics, et lors de la Révolution de 1789, d’ampleur modeste localement, Louis Bernard fût nommé comme premier Maire de Sainte Colombe.

 

Certains ouvrages de l’un de ses successeurs, Nicolas Faugier (érudit en histoire antique et archéologie, bibliothécaire départemental, avocat et juge de paix) firent autorité dans l’histoire du canton et du Lyonnais. Plusieurs traités reconnus sur la vinification furent écrits par l’Abbé Rozier, dont la nièce (Marie Joséphine Rozier) fut l’épouse de Nicolas Faugier.

 

Le 14 mai 1829, la dernière traversée par la traille fût réalisée dans la joie et Gabriel Faugier (maire de Sainte Colombe et conseiller général) inaugura le pont suspendu de Vienne Sainte Colombe/Vienne. Son fils Victor Faugier, né sur la place de Sainte Colombe le 5 brumaire de l’an X, fut maire de Vienne et Commandeur de la Légion d’Honneur.

 

En 1831, les portes fortifiées furent supprimées pour faciliter la circulation naissante. En 1835, la route Nationale 86 fut tracée à l’emplacement des remparts et du fossé ouest. En 1885, la Mairie et l’école furent construites. (8)

 

 

(1) Les plus belles mosaïques ornent les musées internationaux : la Vénus accroupie du Louvre et la Tutella de Vienne. Nombreux historiens pensent que le jeune Empereur Romain Valentinien II fut assassiné dans les jardins du palais d’été : la bulle de plomb y fut retrouvée en cet endroit connu aujourd’hui sous le nom de Palais du Miroir

(2) Plusieurs chefs d’œuvres épistolaires de Saint Avit à Clovis existent.

(3) Ce nom fût attribué à la commune lors de la séparation avec Vienne

(4) Le 22 août 1696, Georges Cretinet fit élever un séminaire de missionnaires à la place de ce couvent. L’inventaire de 1792 révèle que 1900 volumes composaient la bibliothèque. A la révolution, ce séminaire devint un asile.

(5) Actuellement le lycée de l’Institution Robin

(6) Philippe VI de Valois logera au moins 2 fois au couvent des Cordeliers : il y signera plusieurs édits

(7) D’où viendra notre tennis

(8) Comme beaucoup de villages français, certaines archives démontrent que Sainte Colombe déplora la disparition de plusieurs de ses enfants :

a. Guerre de la Révolution et de l’Empire (12 morts)

b. Second Empire (5 morts et plusieurs prisonniers)

c. 1914 - 1918 (43 morts et plusieurs prisonniers)

d. 1939 – 1945 (8 morts et 47 prisonniers)

PHOTOS HISTORIQUES

Ci-dessous quelques prises de vues et cartes postales historiques de la ville et ses habitants

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